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	<title><![CDATA[Les Aventuriers du Lucile Aglaé]]></title>
	<description><![CDATA[Flux RSS des articles]]></description>
	<pubDate>Thu, 17 May 2012 09:20:37 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[Bonus 2]]></title>
		<link>http://isisaur4.eklablog.com/bonus-2-a3764874</link>
		<description><![CDATA[Voici les bonus du chapitre 2 (Livre 1). Avant tout, les deux images qui m'ont servies pour le premier montage : Et voici&nbsp;deux des d&eacute;cors du chapitre, la biblioth&egrave;que secr&egrave;te et l'int&eacute;rieur du train : &nbsp; 

 
 &lt;g:plusone size=&quot;medium&quot; count=&quot;true&quot;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Voici les bonus du chapitre 2 (Livre 1).</p>
<p>Avant tout, les deux images qui m'ont servies pour le premier montage :</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/fedora%20devant%20la%20porte.png" alt="Bonus"/></p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/fedora%20effrayee.png" alt="Bonus"/></p>
<p style="text-align: justify;">Et voici&nbsp;deux des d&eacute;cors du chapitre, la biblioth&egrave;que secr&egrave;te et l'int&eacute;rieur du train :</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/bibliotheque%20secrete.png" alt="Bonus"/></p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/train.png" alt="Bonus"/></p>
<p>&nbsp;</p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fbonus-2-a3764874&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:21px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fbonus-2-a3764874&amp;text=Bonus%202&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://isisaur4.eklablog.com/bonus-2-a3764874"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par Isisaur et publié sur <a href="http://isisaur4.eklablog.com">Les Aventuriers du Lucile Aglaé</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Sun, 22 May 2011 10:46:05 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>Isisaur</dc:creator>
		<dc:date>2011-05-22T10:46:05+02:00</dc:date>
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		<title><![CDATA[Chapitre 2]]></title>
		<link>http://isisaur4.eklablog.com/chapitre-2-a3758548</link>
		<description><![CDATA[An 3 du XIX&egrave;me Victorien Elle s'approcha timidement de la porte, ferm&eacute;e pour elle depuis dix ans. Que cachait-il derri&egrave;re ce vieux panneau de bois ? Un secret inavouable ? Les preuves de crimes immoraux perp&eacute;tr&eacute;s au cours de sa noire existence ? La cl&eacute;. A pr&eacute;sent, elle avait la cl&eacute;. Le...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">An 3 du XIX&egrave;me Victorien</p>
<p>Elle s'approcha timidement de la porte, ferm&eacute;e pour elle depuis dix ans. Que cachait-il derri&egrave;re ce vieux panneau de bois ? Un secret inavouable ? Les preuves de crimes immoraux perp&eacute;tr&eacute;s au cours de sa noire existence ?</p>
<p>La cl&eacute;. A pr&eacute;sent, elle avait la cl&eacute;. Le myst&egrave;re allait se d&eacute;voiler, enfin. Sa curiosit&eacute; allait &ecirc;tre combl&eacute;e, cette nuit-m&ecirc;me. Mais l&agrave;, sur le seuil, elle h&eacute;sitait encore, effray&eacute;e par l'ombre mal&eacute;fique du disparu. Son fant&ocirc;me allait-il revenir la frapper alors qu'elle entrait dans l'antre secr&egrave;te ? Barbe-bleue allait-il tuer sa veuve pour une curiosit&eacute; malavis&eacute;e ?</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/la%20nuit%20une%20porte.png" alt="Bonus"/></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;<span style="font-size: xx-small;"><span style="text-decoration: underline;">Cr&eacute;dit</span>: cl&eacute; de <a href="http://browse.deviantart.com/resources/?qh=&amp;section=&amp;q=key+png#/d1oeekw" target="_blank">ftIsis</a> sur Deviantart</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></span>&nbsp;</p>
<p>Fedora balaya ses appr&eacute;hensions d'un coup de t&ecirc;te dans le vide. Les fant&ocirc;mes n'existaient pas, bien s&ucirc;r. On pouvait certes en douter dans la p&eacute;nombre glac&eacute;e du vieux ch&acirc;teau noir, mais les fant&ocirc;mes n'existaient pas ! Et le comte &eacute;tait mort et enterr&eacute; : incapable de nuire encore &agrave; sa femme.</p>
<p>La lady ins&eacute;ra la cl&eacute; dans la serrure rouill&eacute;e, sa main tremblait au m&ecirc;me rythme que son corps frissonnant de froid et d'une peur incohersible. Elle raffermit sa main sur le m&eacute;tal froid. Elle n'&eacute;tait plus cette enfant effray&eacute;e par le monstre qu'elle avait &eacute;pous&eacute;. Non ! Elle &eacute;tait d&eacute;livr&eacute;e du mal, libre et en s&eacute;curit&eacute;. Un petit effort, et le d&eacute;clic de la serrure r&eacute;sonna sur les murs de pierre noire.</p>
<p>Elle poussa lentement le battant de la porte. Grincement d'outre-tombe. Puis le silence noir, &eacute;pais. Pourquoi se lever en pleine nuit pour assouvir sa curiosit&eacute; maladive ? Pourquoi prendre le risque de mourir de peur face &agrave; des fant&ocirc;mes irr&eacute;els et pourtant presque palpables ? La jeune femme n'avait pu trouver le sommeil apr&egrave;s cette journ&eacute;e harassante, qui avait vu d&eacute;filer dans son salon les grands noms du moment, "amis" d'Edmond De La Roche-Noire, notables fortun&eacute;s, rapaces avides de rumeurs et de sang frais. Apr&egrave;s l'enterrement, des dizaines d'individus s'&eacute;taient invit&eacute;s dans le vieux ch&acirc;teau, qui poussant des soupirs de faux regrets, qui pleurant le d&eacute;funt &agrave; chaudes larmes de crocodile, qui encore baisant la main de la veuve dans l'espoir d'une promesse d'&eacute;pousailles prochaines. Apr&egrave;s un tel d&eacute;fil&eacute; d'hypocrisies, Fedora, bien qu'&eacute;puis&eacute;e, n'avait pu reposer son esprit qui virevoltait en tous sens, ivre de sa nouvelle libert&eacute;. Il faisait nuit, elle &eacute;tait seule dans son lit, en s&eacute;curit&eacute; ; et elle ne pensait plus qu'&agrave; une chose : percer les noirs secrets de son monstre d'&eacute;poux. Et quoi de mieux que commencer par cette pi&egrave;ce, interdite depuis toujours. Fedora revoyait encore le comte lui montrer la porte ferm&eacute;e &agrave; double tour et lui ass&eacute;ner l'ordre de n'y point entrer, sous aucun pr&eacute;texte. C'&eacute;tait le lendemain de son mariage, de sa nuit de noces, de la perte de son innocence. Il lui avait alors sembl&eacute; monstrueux avec ses larges &eacute;paules robustes et ses yeux de glacier, un monstre c&eacute;lant de lourds secrets derri&egrave;re une porte vermoulue par le temps.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/comte%20et%20fedora%20.png" alt="Bonus"/></p>
<p>La curiosit&eacute;, alli&eacute;e &agrave; sa r&eacute;cente libert&eacute;, l'avait pouss&eacute;e hors du lit chaud, l'avait r&eacute;chauff&eacute;e dans les couloirs humides du ch&acirc;teau, l'avait oblig&eacute;e &agrave; toucher cette porte d&eacute;sormais &agrave; port&eacute;e. Mais &agrave; pr&eacute;sent qu'elle &eacute;tait ouverte sur l'obsurit&eacute; glac&eacute;e, Fedora commen&ccedil;ait &agrave; regretter sa hardiesse. Bien plus que les courants d'air, la peur la faisait trembler dans sa fine chemise de nuit.</p>
<p>Elle ne pouvait rien voir dans ce noir d'encre. Echappant &agrave; sa d&eacute;tresse ridicule, elle fit demi-tour pour qu&eacute;rir de quoi s'&eacute;clairer. Chandelle en main, elle entra alors dans l'antre abandonn&eacute; du d&eacute;mon. Dans le faible halo, elle discerna des meubles, biblioth&egrave;ques croulant sous des livres et des rouleaux anciens. Dans un coin, un chandelier &agrave; trois branches. Une fois les bougies allum&eacute;es, elle put mieux se rendre compte du lieu. Au centre de la pi&egrave;ce, une chaise &eacute;tait plac&eacute;e devant un antique lutrin. Et sur chaque mur, de vieux meubles regorgeaient d'ouvrages aux pages poussi&eacute;reuses et de parchemins rong&eacute;s par le temps. C'&eacute;tait donc &ccedil;a, le fameux secret du comte ? Une biblioth&egrave;que sentant le moisi et le referm&eacute; ?</p>
<p>De d&eacute;pit, Fedora se mit &agrave; jeter &agrave; terre les livres ancestraux, elle les pi&eacute;tina, les d&eacute;chira. Une rage insens&eacute;e flamboya dans son coeur. En d&eacute;truisant cette biblioth&egrave;que secr&egrave;te, elle tuait toutes ces ann&eacute;es de cauchemar, elle assassinait ces souvenirs faits de noirceurs qui ternissaient son &acirc;me.</p>
<p>Au bout d'une heure, ou de quelques minutes - elle n'avait plus aucune notion du temps - elle s'effondra sur le sol froid, le souffle court, lib&eacute;r&eacute;e de son ire, apais&eacute;e. Elle regarda le carnage et la satisafaction du devoir accompli l'emplit toute enti&egrave;re, jusqu'&agrave; ce que ses yeux se posent sur un parchemin, tomb&eacute; juste &agrave; ses genoux. Une carte, ancienne, tr&egrave;s ancienne. C'&eacute;tait certainement l'objet le plus vieux qu'elle ait pu observer.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/fedora%20et%20la%20carte.png" alt="Bonus"/></p>
<p>Elle approcha sa chandelle pour mieux la d&eacute;chiffrer. Une l&eacute;gende : "Cunabula vitae". Elle connaissait le mythe. Sa m&egrave;re lui racontait des histoires fabuleuses sur le Berceau de la Vie, o&ugrave; se c&ocirc;toyaient ogres et f&eacute;es, licornes et dragons. Ce n'&eacute;taient que des contes pour enfants, qui ne se basaient sur aucune r&eacute;alit&eacute;. Mais cette carte, si ancienne que le moindre contact effritait un peu plus le papier, indiquait clairement la fa&ccedil;on de se rendre jusqu'au Berceau de la Vie ! Fedora n'&eacute;tait pas experte en cartes, ni en navigation, et certaines donn&eacute;es lui paraissaient aussi incompr&eacute;hensibles que le langage ancestral des habitants du Continent Noir. Mais une chose &eacute;tait claire, il y avait l&agrave; toutes les indications utiles pour se rendre dans un endroit cens&eacute; ne pas exister.</p>
<p>Le coeur battant, Fedora passa le reste de la nuit &agrave; fouiller la biblioth&egrave;que de son &eacute;poux. Elle y d&eacute;couvrit bon nombres de livres sur le Berceau de la Vie, certains farfelus, d'autres plus s&eacute;rieux. Aucun doute : le comte avait une certaine passion pour ce continent mythique. Peut-&ecirc;tre esp&eacute;rait-il y trouver de nouvelles richesses exploitables. Peut-&ecirc;tre voulait-il devenir le ma&icirc;tre d'une terre vierge. Fedora n'essaya pas plus de percer les t&eacute;n&egrave;breux d&eacute;sirs de son &eacute;poux. Une autre id&eacute;e accaparait son esprit.</p>
<p>Sa m&egrave;re lui avait un jour racont&eacute; une histoire qui l'avait particuli&egrave;rement &eacute;mue, celle de deux fr&egrave;res qui &eacute;taient tr&egrave;s diff&eacute;rents l'un de l'autre, et qui pourtant &eacute;taient du m&ecirc;me berceau. Leurs voisins ne pouvaient croire qu'ils &eacute;taient d'une m&ecirc;me fratrie, tant ils &eacute;taient dissemblables. Mais les deux fr&egrave;res n'en d&eacute;mordaient pas et clamaient partout qu'ils s'aimaient comme seuls des fr&egrave;res le peuvent. Fedora se rappelait que l'histoire finissait mal ; elle se rappelait surtout que les fr&egrave;res &eacute;taient l'un blanc, l'autre noir et qu'ils ne cessaient de dire qu'ils avaient trouv&eacute; la vie dans le m&ecirc;me berceau.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/deux%20freres.png" alt="Bonus"/></p>
<p>Et s'il s'agissait l&agrave; d'une parabole ? Si ces deux fr&egrave;res symbolisaient en fait les deux "races" : les blancs, les ma&icirc;tres, et les noirs, les esclaves ? Etait-il possible qu'ils aient tous vu le jour sur un ancien continent, perdu depuis longtemps ? Etait-il possible qu'ils aient tous la m&ecirc;me origine, qu'ils soient fr&egrave;res ? Un sourire s'&eacute;panouit sur les l&egrave;vres de la jeune femme. Elle avait devant elle une preuve de l'existence du Berceau de la Vie, ce berceau qui aurait vu na&icirc;tre l'humanit&eacute;, au sens large du terme. Ainsi donc, elle avait toujours eu raison : noirs et blancs &eacute;taient &eacute;gaux, puisqu'un m&ecirc;me sang coulait dans leurs veines. Tout ce que les dirigeants voulaient faire croire &agrave; la population, tout ce qu'on lui avait appris depuis son enfance, que les Noirs devaient le respect aux Blancs, qu'ils &eacute;taient inf&eacute;rieurs, &agrave; peine plus que des animaux, tout &ccedil;a n'&eacute;tait qu'un &eacute;norme mensonge ! Elle le savait d&eacute;j&agrave;, elle le sentait en elle-m&ecirc;me. Mais elle n'&eacute;tait jamais parvenu &agrave; en convaincre quinconque, m&ecirc;me pas ses parents pourtant doux et tol&eacute;rants.</p>
<p>Mais &agrave; pr&eacute;sent, elle avait en sa possession la cl&eacute; pour ouvrir les yeux &agrave; tous ces ignorants. La carte &eacute;tait un premier pas sur le chemin de la v&eacute;rit&eacute; qu'elle ferait &eacute;clater bient&ocirc;t.</p>
<p>Les jours qui suivirent, elle fit des recherches plus pouss&eacute;es. C'&eacute;tait devenu son obsession, sa raison d'&ecirc;tre. Elle courut les biblioth&egrave;ques, les mus&eacute;es, tous les endroits susceptibles de l'&eacute;clairer, de lui donner de nouveaux renseignements. En vain. Elle n'apprit rien de plus. Tous ses interlocuteurs &eacute;taient unanimes : le Berceau de la Vie &eacute;tait un mythe invent&eacute; pour amuser les enfants. Jusqu'&agrave; ce qu'elle entende un nom, Jamie Blorie. Ceux qui lui parl&egrave;rent de ce professeur f&eacute;ru de l&eacute;gendes le trait&egrave;rent de doux dingue, au mieux. Elle voulut se faire une id&eacute;e par elle-m&ecirc;me.</p>
<p>Elle tra&icirc;na son amie et confidente, Maria, jusqu'&agrave; la Gare Centrale. Monsieur Blorie donnait une conf&eacute;rence dans une obscure petite ville, &agrave; deux heures de train de la capitale. L'amphith&eacute;&acirc;tre, miteux et de dimensions modestes, n'&eacute;tait rempli qu'au tiers quand les deux femmes s'install&egrave;rent.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/conference%20de%20jamie.png" alt="Bonus"/></p>
<p>La conf&eacute;rence dura deux heures qui pass&egrave;rent en un instant, tant le discours du professeur &eacute;tait enflamm&eacute; et int&eacute;ressant. En l'&eacute;coutant parler, on pouvait constater son enthousiasme incandescent, et son amour pour ses recherches. Des recherches fort controvers&eacute;es, au demeurant. D&egrave;s qu'il commen&ccedil;a &agrave; affirmer que le Berceau de la Vie existait bel et bien, d&egrave;s qu'il avan&ccedil;a certaines preuves pouvant pr&ecirc;ter &agrave; discussion, le pauvre professeur se fit huer par les rares spectateurs. Courageux, Jamie Blorie n'y pr&ecirc;ta aucune attention, sans doute habitu&eacute; &agrave; cet irrespect : il resta fid&egrave;le &agrave; ses id&eacute;es et continua sur sa lanc&eacute;e, jusqu'&agrave; la conclusion, alors que l'assistance commen&ccedil;ait d&eacute;j&agrave; &agrave; sortir de l'amphith&eacute;&acirc;tre.</p>
<p>Fedora et Maria ret&egrave;rent les derni&egrave;res, et s'approch&egrave;rent du professeur tandis qu'il rassemblait ses notes et livres &eacute;parpill&eacute;s sur le bureau. Un l&eacute;ger sourire flottait sur ses l&egrave;vres, comme s'il &eacute;tait satisfait de sa prestation, comme s'il &eacute;tait ravi de l'accueil que son discours avait eu. A moins qu'il ne soit en permanence dans son monde de recherches &eacute;chevel&eacute;es et de continent myst&egrave;rieusement disparu...</p>
<p>Fedora s'&eacute;claircit la gorge afin de marquer sa pr&eacute;sence. Le jeune homme ne leva m&ecirc;me pas les yeux, absorb&eacute; par son ouvrage.</p>
<p>- Professeur ? Professeur Blorie ?</p>
<p>Enfin, il sembla revenir dans le monde concret et jeta un regard &eacute;tonn&eacute; &agrave; la lady :</p>
<p>- Oui ? Que puis-je pour vous, Ma... Madame... heu, Mes... Mesda... Mesdames ?</p>
<p>En voyant les deux femmes &eacute;l&eacute;gamment v&ecirc;tues, il s'&eacute;tait mis &agrave; rougir de fa&ccedil;on spectaculaire, comme si une chaleur infernale &eacute;tait mont&eacute;e en une seconde &agrave; ses joues. Pendant deux heures, il avait &eacute;nonc&eacute; des faits et des hypoth&egrave;ses sur un ton d'acad&eacute;micien ; et &agrave; pr&eacute;sent, il bafouillait jusqu'&agrave; en devenir pratiquement incompr&eacute;hensible. Fedora lui lan&ccedil;a son sourire le plus engageant et r&eacute;pondit de sa voix la plus suave :</p>
<p>- Je tenais &agrave; vous dire que cette conf&eacute;rence m'a particuli&egrave;rement &eacute;clair&eacute;e, et je voulais vous en remercier.</p>
<p>Le rouge de son teint vira &agrave; un &eacute;carlate inqui&eacute;tant :</p>
<p>- Vr... vrai... vraiment ? Je... je veux dire, vous... vous avez ai... aim&eacute; ?</p>
<p>La lady &eacute;mit un petit rire cristallin, cherchant &agrave; d&eacute;tendre l'atmosph&egrave;re :</p>
<p>- Oui, en effet, j'ai beaucoup aim&eacute;. Vos recherches sur le Berceau de la Vie sont fascinantes, et vos arguments particuli&egrave;rement convaincants. Avant de venir ici, je n'y croyais pas vraiment. Mais &agrave; pr&eacute;sent, je suis convertie. Vous &ecirc;tes brillant, Professeur.</p>
<p>- Oh... heu... merci... Mer... ci beaucoup. Vous me fla.. flattez, Madame... Pourrais-je conna&icirc;tre vo... votre nom ?</p>
<p>- Oh, bien s&ucirc;r, suis-je idiote ? Pardonnez mon manque de savoir-vivre. Je suis Lady Fedora de La Roche-Noire. Et voici ma dame de compagnie, Maria Saintange.</p>
<p>Elle d&eacute;signa la jeune femme d'un signe gracieux de la main. Le professeur s'attarda un instant sur la silhouette droite de Maria, admirant l'air de rien ses traits joliment anguleux et la longue tresse semblant aussi douce que de la soie noire. Puis son regard retourna sur Fedora et il contempla son teint p&acirc;le et son visage d&eacute;licat. Deux belles femmes, quoique fort diff&eacute;rentes l'une de l'autre. Deux belles femmes qui le regardaient avec bienveillance. De quoi tourner la t&ecirc;te du timide professeur.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/jamie%20avec%20fedora%20et%20maria.png" alt="Bonus"/></p>
<p>Pendant quelques minutes, ils parl&egrave;rent de la conf&eacute;rence, et Jamie se d&eacute;tendit peu &agrave; peu, dans son &eacute;l&eacute;ment. A la fin, Fedora lui parla de la biblioth&egrave;que de son d&eacute;funt mari, riches en documents sur le Berceau de la Vie . Devant sa mine envieuse, elle l'invita &agrave; venir la consulter. Jamie eut bien du mal &agrave; contenir sa joie et remercia chaudement la g&eacute;n&eacute;reuse lady. Maria resta silencieuse tout le temps que dura l'&eacute;change, ne perdant pourtant pas une miette de la conversation, dardant son regard p&eacute;n&eacute;trant sur le jeune professeur.</p>
<p>Maria n'ouvrit la bouche qu'une fois install&eacute;e dans le train, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de son amie :</p>
<p>- Je ne comprends pas. Pourquoi n'as-tu pas parl&eacute; de la carte ? C'est pour &ccedil;a que l'on est venues. Pour demander l'avis d'un expert, non ?</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/dans%20le%20train.png" alt="Bonus"/></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p>Fedora sourit avec ruse avant de r&eacute;pondre :</p>
<p>- Oui, nous sommes all&eacute;es voir le professeur pour avoir son avis, puisqu'il est le seul qui semble croire &agrave; l'existence de ce qui nous int&eacute;resse. Mais j'ai vu la r&eacute;action qu'il a eue quand j'ai commenc&eacute; &agrave; lui faire des compliments. C'est un incompris, un homme que toute la profession raille. Son ego doit &ecirc;tre au plus bas. Et il semble plut&ocirc;t impressionn&eacute; par les jupons, tu ne trouves pas ? Alors, je pense qu'il est plus judicieux de continuer &agrave; flatter son petit orgueil de professeur. S'il trouve lui-m&ecirc;me la carte dans un de mes livres, il sera heureux comme un enfant devant un bonbon. Et il suffira de lui ass&eacute;ner les bons compliments au bon moment, de le f&eacute;liciter pour son esprit si brillant et son intelligence si aveuglante. Alors, il fera tout ce que je veux, il me donnera toutes les explications dont j'aurai besoin, sans discuter.</p>
<p>Maria prit un air chagrin&eacute;, un rien interloqu&eacute;e :</p>
<p>- Tout-de-m&ecirc;me, c'est faire preuve de manipulation...</p>
<p>- Oui, je sais. Mais les hommes, c'est comme &ccedil;a qu'il faut les prendre. C'est ce que j'ai appris avec <em>lui</em>. Quand je parvenais &agrave; <em>le </em>caresser dans le sens du poil, quand j'y mettais suffisamment de conviction, <em>il </em>me laissait plus ou moins tranquille, tu te souviens ?</p>
<p>- Je me souviens surtout des fois o&ugrave; tu me rejoignais dans ma chambre, en pleurs et le visage ravag&eacute;, une fois qu'il en avait fini avec toi ! C'&eacute;tait tr&egrave;s souvent, et je n'ai pas le souvenir qu'il te laissait tr&egrave;s tranquille...</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/fedora%20et%20maria%20dans%20le%20lit.jpg" alt="Bonus"/></p>
<p>La voix de Maria vibrait de col&egrave;re, ce qui tranchait radicalement avec son temp&eacute;rament doux. Fedora sembla replonger un instant dans ses sanglants souvenirs, puis elle poussa un soupir retentissant :</p>
<p>- Je te l'accorde. Mais les rares fois o&ugrave; il contenait sa rage &agrave; mon encontre, c'&eacute;tait quand je parvenais &agrave; s&eacute;duire convenablement son ego. Les hommes sont ainsi faits, je crois : ils pensent &ecirc;tre les plus beaux, les plus intelligents, les plus merveilleux. Laissons-les y croire, &ccedil;a ne peut pas faire de mal. Mais, dis-moi, Maria, tu pourras tr&egrave;s certainement m'aider dans cette entreprise de s&eacute;duction, non ?</p>
<p>Fedora s'&eacute;tait faite taquine, tandis que son amie prit un air parfaitement innocent :</p>
<p>- C'est-&agrave;-dire ?</p>
<p>- Oh, ne fais pas ton innocente, va ! J'ai vu le regard que tu as lanc&eacute; au petit professeur. Il est &agrave; ton go&ucirc;t, n'est-ce pas ?</p>
<p>- Pas du tout !... Enfin, je veux dire, il est plut&ocirc;t attendrissant avec ses belles id&eacute;es et ses croyances d&eacute;cal&eacute;es, mais c'est tout ! Jamais je n'irai m'imaginer autre chose !</p>
<p>- C'est bien &ccedil;a, ton probl&egrave;me, ma belle. Tu n'imagines pas assez...</p>
<p>Maria se renfrogna avant de r&eacute;pondre dans un murmure douloureux :</p>
<p>- Ca ne m'a pas port&eacute; chance, d'imaginer...</p>
<p>- Oh, pardon... Je ne voulais pas... Je ne voulais pas te rappeler de mauvais souvenirs. Comme moi, tu n'as pas eu de chance... Oh, ce que je peux <em>le</em> ha&iuml;r pour ce qu'il nous a fait &agrave; tutes les deux !</p>
<p>Maria n'&eacute;coutait plus, plong&eacute;e dans le pass&eacute;. Elle revoyait ce grand homme &agrave; la large carrure, aux beaux yeux bleus et &agrave; la m&acirc;choire carr&eacute;e. Irwin.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/irwin.png" alt="Bonus"/></p>
<p>Le palefrenier de la Roche-Noire. Un cavalier hors-pair qui escortait les jeunes Maria et Fedora, toujours accompagn&eacute; d'un loup magnifique. Il avait faire battre son coeur d'adolescente. Il &eacute;tait gentil, doux, attentionn&eacute;. Il l'avait &eacute;t&eacute; encore plus pendant quelques heures de bonheur intense, quand elle s'&eacute;tait offerte corps et &acirc;me &agrave; lui. Une seule fois, merveilleuse. Elle avait dix-huit ans et lui trente-deux, ils s'aimaient avec passion. Fedora avait &eacute;t&eacute; heureuse de voir leur bonheur et leur amour &eacute;clore. Mais &ccedil;a n'avait pas dur&eacute;. A cause du comte Edmond, bien s&ucirc;r ! Il avait interdit aux tourtereaux de se fr&eacute;quenter, trouvant abominable qu'un homme blanc, de si basse condition soit-il, s'abaisse encore en honorant une <em>n&egrave;gre </em>de ses attentions. L'interdiction n'avait pas suffit : Irwin avait r&eacute;ussi &agrave; revoir Maria, seul &agrave; seule, dans la for&ecirc;t entourant le ch&acirc;teau. Le comte les avait surpris alors qu'ils &eacute;changeaient un baiser enflamm&eacute;. Et... Il avait tu&eacute; Irwin... Et son loup... Comme des lapins... Ils les avaient tir&eacute;s comme des lapins. Maria aurait subi le m&ecirc;me sort si Fedora n'avait d&eacute;boul&eacute; juste &agrave; temps pour d&eacute;vier le tir de son &eacute;poux. Ca lui avait valu une correction m&eacute;morable le soir-m&ecirc;me.</p>
<p>Maria retrouva ses esprits, de grosses larmes roulant sur ses joues. Fedora lui serrait la main, compr&eacute;hensive. Elles se turent durant tout le reste du trajet, ruminant les horreurs qui avaient marqu&eacute; leurs destins.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/perso/chapitre%202/maria%20pleure%20.png" alt="Bonus"/></p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fchapitre-2-a3758548&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:21px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fchapitre-2-a3758548&amp;text=Chapitre%202&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://isisaur4.eklablog.com/chapitre-2-a3758548"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par Isisaur et publié sur <a href="http://isisaur4.eklablog.com">Les Aventuriers du Lucile Aglaé</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Sat, 21 May 2011 12:07:51 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>Isisaur</dc:creator>
		<dc:date>2011-05-21T12:07:51+02:00</dc:date>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Bonus 1]]></title>
		<link>http://isisaur4.eklablog.com/bonus-1-a1721009</link>
		<description><![CDATA[Vous allez trouver ici des images restant apr&egrave;s la r&eacute;daction du premier chapitre, Livre 1. Pour r&eacute;aliser l'image montrant la s&eacute;ance d'habillage de Fedora pour son mariage, j'ai utilis&eacute; trois photos. Les voici avant que je ne les transforme en vieilles photos. &nbsp; Pour me distraire, j'ai...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vous allez trouver ici des images restant apr&egrave;s la r&eacute;daction du premier chapitre, Livre 1.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour r&eacute;aliser l'image montrant la s&eacute;ance d'habillage de Fedora pour son mariage, j'ai utilis&eacute; trois photos. Les voici avant que je ne les transforme en vieilles photos.</p>
<p><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1721009_1.png?4685" alt="Bonus"/></p>
<p><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1721009_2.png?2705" alt="Bonus"/></p>
<p><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1721009_3.png?2620" alt="Bonus"/></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour me distraire, j'ai r&eacute;alis&eacute; ce portrait de Fedora. J'aimais son expression distante :</p>
<p><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1721009_4.png?9627" alt="Bonus"/></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voici, enfin, une derni&egrave;re image que j'aime beaucoup. J'avais h&eacute;sit&eacute; &agrave; la mettre, mais j'ai pr&eacute;f&eacute;r&eacute; celle o&ugrave; l'on voyait le visage de Fedora face &agrave; son &eacute;poux :</p>
<p><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1721009_5.png?5673" alt="Bonus"/></p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fbonus-1-a1721009&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:21px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fbonus-1-a1721009&amp;text=Bonus%201&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://isisaur4.eklablog.com/bonus-1-a1721009"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par Isisaur et publié sur <a href="http://isisaur4.eklablog.com">Les Aventuriers du Lucile Aglaé</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Mon, 27 Sep 2010 14:24:03 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>Isisaur</dc:creator>
		<dc:date>2010-09-27T14:24:03+02:00</dc:date>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Chapitre 1]]></title>
		<link>http://isisaur4.eklablog.com/chapitre-1-a1694486</link>
		<description><![CDATA[&nbsp; An 3 du XIX&egrave;me Victorien Enfin, Monsieur, vous me laissez enfin... Vous voil&agrave; enterr&eacute;, bel et bien. La journ&eacute;e a &eacute;t&eacute; dure pour moi ; mais assise l&agrave;, sur votre tombeau aussi pompeux que vous, je me sens bien, libre pour la premi&egrave;re fois depuis dix ans. Dix longues ann&eacute;es &agrave; vos c&ocirc;t&eacute;s,...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;">An 3 du XIX&egrave;me Victorien</p>
<p style="text-align: justify;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1694486_1.png?1321" alt="Livre 1"/></p>
<p>Enfin, Monsieur, vous me laissez enfin... Vous voil&agrave; enterr&eacute;, bel et bien. La journ&eacute;e a &eacute;t&eacute; dure pour moi ; mais assise l&agrave;, sur votre tombeau aussi pompeux que vous, je me sens bien, libre pour la premi&egrave;re fois depuis dix ans. Dix longues ann&eacute;es &agrave; vos c&ocirc;t&eacute;s, pass&eacute;es &agrave; trembler et &agrave; maudire.</p>
<p>A pr&eacute;sent, c'est fini, je ne veux plus trembler. Je ne veux plus maudire. Je suis apais&eacute;e. Ma col&egrave;re est morte en m&ecirc;me temps que vous, il y a trois jours, lors de cette balade &agrave; cheval o&ugrave; j'ai &eacute;t&eacute; forc&eacute;e de prendre en main mon destin.</p>
<p>De l&agrave; o&ugrave; vous &ecirc;tes, j'esp&egrave;re que vous me voyez. J'esp&egrave;re que vous verrez ce que je ferai de cet h&eacute;ritage que votre d&eacute;c&egrave;s m'offre, de cet empire que vous me laissez. Oh oui, je l'esp&egrave;re de tout mon coeur. Vous avez pass&eacute; votre vie &agrave; amasser une fortune colossale, &eacute;crasant les petits, d&eacute;vorant vos adversaires, tel un requin insatiable. Moi, je vais m'en servir pour nourrir un r&ecirc;ve, pour apporter la lumi&egrave;re au monde, pour ouvrir les yeux aux ignorants.</p>
<p>Vous en serez bien marri, Monsieur ! Ah, quelle belle revanche se sera pour moi !</p>
<p>Finalement, il sortira quelque chose de bon de ce mariage st&eacute;rile... Oh, je me souviens de ce jour o&ugrave; le pr&ecirc;tre unit nos deux destin&eacute;es. D&eacute;j&agrave;, lors de nos fian&ccedil;ailles, quand je d&eacute;couvris votre visage pour la premi&egrave;re fois, vous ne me f&icirc;tes pas bonne impression. J'avais tout juste seize ans ; et vos cheveux gris, votre teint d&eacute;lav&eacute;, vos yeux ac&eacute;r&eacute;s emplis de malveillance, tout votre &ecirc;tre, toute votre vieillesse me remplirent d'horreur. Mais je n'avais pas le choix, je devais accepter mon destin.</p>
<p>Le jour de notre hymen, ce fut bien pire. J'avais entendu les rumeurs courant &agrave; votre sujet, ce que les gens disaient dans votre dos, vous appelant dans un murmure Barbe-Bleue, vous accusant &agrave; demi-mot de la disparition pr&eacute;matur&eacute;e de vos deux pr&eacute;c&eacute;dentes &eacute;pouses. Ces ou&iuml;-dire aliment&egrave;rent mes cauchemars jusqu'au jour fatidique.</p>
<p><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1694486_2.png?1860" alt="Livre 1"/></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On m'appr&ecirc;ta comme une princesse, dans les rires et la bonne humeur. Je souris tandis que les domestiques m'&eacute;touffaient dans mon corset ; je souris encore quand elles me rev&ecirc;tirent de la lourde robe&nbsp;ivoire et qu'elles coiff&egrave;rent mes cheveux ; je souris une fois de plus quand ma m&egrave;re me donna les derni&egrave;res informations qu'une jeune &eacute;pous&eacute;e se devait de conna&icirc;tre. Mais derri&egrave;re le maquillage et les soieries, je pleurais. Je pleurais sur ma libert&eacute; soudainement perdue ; je pleurais sur ma jeunesse offerte &agrave; un vieil homme d&eacute;sireux d'avoir enfin une descendance ; je pleurais sur mon insouciance sacrifi&eacute;e sur l'autel de la maturit&eacute;. L'enfance &eacute;tait finie pour moi, et j'en prenais douloureusement conscience.</p>
<p>Mon p&egrave;re me conduisit &agrave; l'autel, fier comme un paon. Par cette union, la famille Des Clairi&egrave;res entrait dans la haute noblesse. Il n'&eacute;tait lui-m&ecirc;me que baron et r&ecirc;vait de voir sa fille unique entrer dans le cercle tr&egrave;s ferm&eacute; des grands de ce monde. Et vous, Monsieur, vous &eacute;tiez un <em>grand</em> ! Un comte, et un homme riche et puissant ! Vous m'avez achet&eacute;e, Monsieur. Vous avez fait miroiter le prestige de votre nom et votre bourse bien remplie pour attendrir le coeur de mes parents. Oh, comme je leur en voulus d'avoir &eacute;t&eacute; faibles! Ne vous m&eacute;prenez pas. J'aime mes parents, mon amour est ind&eacute;fectible. Mais ce qu'ils ont fait le jour o&ugrave; ils ont accept&eacute; votre main, c'est impardonnable. C'&eacute;tait une billeves&eacute;e. Et ils ne l'ont jamais su... Je me suis bien gard&eacute;e de leur dire ce que rec&eacute;lait l'ombre de notre chambre.</p>
<p>&nbsp;<img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1694486_3.png?2098" alt="Livre 1"/></p>
<p>Je vois encore le sourire carnassier que vous e&ucirc;tes quand je pris place &agrave; votre gauche, en face de l'autel. J'&eacute;tais tremblante et vous pouviez voir mon trouble. Vous vous en d&eacute;lectiez, je voyais un &eacute;clat sauvage au fond de vos prunelles bleues. Tout ce que le pr&ecirc;tre dit, je n'en ai aucun souvenir. Je n'entendais rien &agrave; part les cris d'agonie de ma libert&eacute; ; je ne voyais rien &agrave; part les lambeaux de mon enfance d&eacute;chir&eacute;e par vos griffes. Je crois m&ecirc;me que je versai une unique larme, symbole de mon d&eacute;sespoir, quand je me r&eacute;solus &agrave; dire "oui".</p>
<p>La journ&eacute;e fut une &eacute;preuve, reflet d'aujourd'hui, l'espoir en moins. Je devais sourire &agrave; tous, jouer l'&eacute;pouse combl&eacute;e, parler &agrave; des personnes que je ne connaissais pas, que je n'appr&eacute;ciais pas. Je devais subir les marques de tendresse dont vous me gratifiiez quand les invit&eacute;s nous regardaient. Et ce n'&eacute;tait rien. Rien &agrave; c&ocirc;t&eacute; de ce qui m'attendait... La nuit de noce... Quel souvenir atroce !... Je ne reviendrais pas dessus : vous y &eacute;tiez, vous savez ce qui arriva ! J'avais seize ans ! J'&eacute;tais une enfant, innocente et pure ! Vous aviez cinquante ans pass&eacute;s, et d&eacute;j&agrave; de lourds fardeaux pesant sur votre &acirc;me ! Cette nuit-l&agrave;, vous avez encore rajout&eacute; dans la balance un poids en votre d&eacute;faveur...</p>
<p>Tout ce que vous m'avez fait, tout ce que vous m'avez dit durant nos dix ann&eacute;es de mariage, tout restera grav&eacute; en mon coeur. Mais je ne vous en veux pas... Je ne vous en veux plus. J'ai appris non pas &agrave; pardonner - c'est impossible - mais &agrave; faire avec.</p>
<p>Et je suis tellement heureuse que tout &ccedil;a soit fini. J'ai encore du mal &agrave; y croire ; cette nuit-m&ecirc;me, j'ai cru entendre votre pas lourd approcher de ma chambre. Ce n'&eacute;tait qu'une illusion, Grand Dieu ! J'en ai trembl&eacute; jusqu'&agrave; l'aube. Votre emprise est encore forte. Mais bient&ocirc;t... Bient&ocirc;t, je me purgerai de cette peur. D&eacute;finitivement !</p>
<p>Aujourd'hui, je vous ai enterr&eacute;, j'ai enterr&eacute; dix ans de cauchemar. J'ai d&ucirc; jouer un r&ocirc;le, une fois de plus, celui de la veuve digne, &agrave; d&eacute;faut d'&ecirc;tre &eacute;plor&eacute;e. Je ne pouvais me r&eacute;soudre &agrave; verser une larme, &ccedil;a aurait &eacute;t&eacute; trop mensonger, tellement hypocrite.</p>
<p><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1694486_6.png?3653" alt="Livre 1"/></p>
<p>Toute la bonne soci&eacute;t&eacute; s'est pr&eacute;cipit&eacute;e au ch&acirc;teau - ce vieux ch&acirc;teau maudit que je hais tant - pour me pr&eacute;senter ses condol&eacute;ances. Pour voir surtout dans quel &eacute;tat je serais, si je serais capable, petite poup&eacute;e sans cervelle, de g&eacute;rer votre empire. Des hommes de tous &acirc;ges se sont pr&eacute;sent&eacute;s &agrave; moi, pour estimer le degr&eacute; de chagrin qui me rongeait, pour &eacute;valuer le temps que durerait mon deuil.</p>
<p>Comme ils seront d&eacute;&ccedil;us, tous autant qu'ils sont, quand ils comprendront que je ne suis pas pr&ecirc;te &agrave; retenter l'exp&eacute;rience. Car j'en fais le serment ici-m&ecirc;me, sur votre tombe. Jamais plus un homme ne fera de moi son esclave ! Jamais plus un homme ne fera de moi son jouet ! Je resterai veuve, libre et j'administrerai votre fortune sans l'aide d'aucun homme.</p>
<p>Vous m'aurez appris au moins une chose, Monsieur le Comte De La Roche-Noire : le d&eacute;go&ucirc;t. La gent masculine vous en voudra peut-&ecirc;tre pour cette le&ccedil;on que vous m'avez enseign&eacute;e, car je ne suis pas pr&ecirc;te de laisser un homme me toucher encore...</p>
<p>A pr&eacute;sent, je vous laisse pourrir dans votre beau cercueil capitonn&eacute; de velours rouge. Ce n'est s&ucirc;rement pas au Paradis que vous l'emporterez ! J'ai des projets plein la t&ecirc;te et je ne veux pas perdre une seconde de plus en votre compagnie, <em>cher</em> Edmond ! Adieu, vieux monstre inhumain...</p>
<p><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1694486_5.png?6893" alt="Livre 1"/></p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fchapitre-1-a1694486&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:21px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fchapitre-1-a1694486&amp;text=Chapitre%201&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://isisaur4.eklablog.com/chapitre-1-a1694486"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par Isisaur et publié sur <a href="http://isisaur4.eklablog.com">Les Aventuriers du Lucile Aglaé</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 11:49:04 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>Isisaur</dc:creator>
		<dc:date>2010-09-20T11:49:04+02:00</dc:date>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Merci]]></title>
		<link>http://isisaur4.eklablog.com/merci-a1681598</link>
		<description><![CDATA[Un grand merci aux voyageurs du Lucile Agla&eacute; pour avoir accept&eacute; de r&eacute;pondre &agrave; nos questions avant leur embarquement. Ils sont &agrave; pr&eacute;sent en route pour l'inconnu. Toute la r&eacute;daction de la Une Victoire se joint &agrave; moi pour leur souhaiter bon voyage. Votre serviteur, Pat Sel D'Hambourg....]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Un grand merci aux voyageurs du Lucile Agla&eacute; pour avoir accept&eacute; de r&eacute;pondre &agrave; nos questions avant leur embarquement.</p>
<p>Ils sont &agrave; pr&eacute;sent en route pour l'inconnu. Toute la r&eacute;daction de la Une Victoire se joint &agrave; moi pour leur souhaiter bon voyage.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: small;">Votre serviteur, Pat Sel D'Hambourg.</span></p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fmerci-a1681598&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:21px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fmerci-a1681598&amp;text=Merci&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://isisaur4.eklablog.com/merci-a1681598"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par Isisaur et publié sur <a href="http://isisaur4.eklablog.com">Les Aventuriers du Lucile Aglaé</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Fri, 17 Sep 2010 11:33:18 +0200</pubDate>
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		<dc:date>2010-09-17T11:33:18+02:00</dc:date>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Raphaël Orian]]></title>
		<link>http://isisaur4.eklablog.com/raphael-orian-a1678739</link>
		<description><![CDATA[&quot;Oui, je sais, je ressemble de fa&ccedil;on extraordinaire &agrave; mon fr&egrave;re, Gabriel. Normal, nous sommes jumeaux. Mais la ressemblance n'est que physique. Je ne partage pas sa passion&nbsp;pour la belle m&eacute;canique. Lui, il est le chien fou de la famille, toujours &agrave; courir partout, &agrave; fol&acirc;trer de-ci de-l&agrave;,...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1678739_1.png?4917" alt="Les Voyageurs du Lucile Agla&eacute;"/></p>
<p style="text-align: justify;">"Oui, je sais, je ressemble de fa&ccedil;on extraordinaire &agrave; mon fr&egrave;re, Gabriel. Normal, nous sommes jumeaux. Mais la ressemblance n'est que physique. Je ne partage pas sa passion&nbsp;pour la <em>belle m&eacute;canique. </em>Lui, il est le chien fou de la famille, toujours &agrave; courir partout, &agrave; fol&acirc;trer de-ci de-l&agrave;, &agrave; parler fort.</p>
<p style="text-align: justify;">Moi, je suis tout le contraire. J'aime l'ordre, je suis calme et pos&eacute;, je sais anticiper. C'est pourquoi le poste d'intendant d'un vaisseau tel que le Lucile Agla&eacute; est fait pour moi. S'occuper du confort de 10 personnes, dont certaines sont habitu&eacute;es &agrave; un certain standing est un v&eacute;ritable d&eacute;fi que je rel&egrave;verai avec plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, l'aventure que repr&eacute;sente ce voyage ne me fait pas vibrer. Mon r&ecirc;ve serait d'ouvrir mon propre restaurant, o&ugrave; je servirais des plats raffin&eacute;s pour les palais les plus d&eacute;licats.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi m'&ecirc;tre engag&eacute;, alors ? Je suis le grand fr&egrave;re de Gabriel. Qui s'occupera de lui si je ne suis pas l&agrave; ? Qui le sortira des embrouilles qui lui collent &agrave; la peau ? J'ai toujours &eacute;t&eacute; l&agrave; pour lui, je veille sur lui depuis toujours. Je suis sa conscience, en quelque sorte. Si je ne le suis pas, il arrivera une catastrophe, vous pouvez me croire !"</p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fraphael-orian-a1678739&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:21px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fraphael-orian-a1678739&amp;text=Rapha%C3%ABl%20Orian&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://isisaur4.eklablog.com/raphael-orian-a1678739"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par Isisaur et publié sur <a href="http://isisaur4.eklablog.com">Les Aventuriers du Lucile Aglaé</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 18:21:59 +0200</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://isisaur4.eklablog.com/raphael-orian-a1678739</guid>
		<dc:creator>Isisaur</dc:creator>
		<dc:date>2010-09-16T18:21:59+02:00</dc:date>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Mathieu Loziot]]></title>
		<link>http://isisaur4.eklablog.com/mathieu-loziot-a1678732</link>
		<description><![CDATA[La voix du capitaine Loziot est rocailleuse, rude et autoritaire. Mais un soup&ccedil;on de d&eacute;sespoir pointe derri&egrave;re cette fa&ccedil;ade rugueuse. Il h&eacute;site un court instant avant de r&eacute;pondre : &quot; Je ne veux pas revenir sur... &ccedil;a ... C'est du pass&eacute;, je dois vivre avec, et c'est tout. Rien ne sert de...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1678732_1.png?7033" alt="Les Voyageurs du Lucile Agla&eacute;"/></p>
<p style="text-align: justify;">La voix du capitaine Loziot est rocailleuse, rude et autoritaire. Mais un soup&ccedil;on de d&eacute;sespoir pointe derri&egrave;re cette fa&ccedil;ade rugueuse. Il h&eacute;site un court instant avant de r&eacute;pondre :</p>
<p style="text-align: justify;">" Je ne veux pas revenir sur... <em>&ccedil;a</em>... C'est du pass&eacute;, je dois vivre avec, et c'est tout. Rien ne sert de regarder en arri&egrave;re. Aujourd'hui, je ne vois qu'une chose. Lady Fedora m'a permis de conserver mon unique bien : le Lucile Agla&eacute;. J'&eacute;tais au pied du mur, au bord du gouffre financier. Et elle est venue me faire cette proposition. Elle voulait mon dirigeable pour son exp&eacute;dition.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a pay&eacute; toutes les r&eacute;parations. Aujourd'hui, le Lucile Agla&eacute; a retrouv&eacute; son panache d'antan, et cela suffit &agrave; mon bonheur.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis pr&ecirc;t &agrave; aller au bout du monde juste pour avoir la joie de naviguer au bord de ce vaisseau si cher &agrave; mon coeur. Sans lui, je n'aurais pu survivre plus longtemps.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc, d'une certaine mani&egrave;re, Lady Fedora m'a sauv&eacute; la vie. Toutefois, je n'appr&eacute;cie gu&egrave;re les conditions &eacute;mises. Transporter tant de passagers inexp&eacute;riment&eacute;s pour un voyage aussi p&eacute;rilleux, ce n'est pas raisonnable. C'est m&ecirc;me carr&eacute;ment de la folie. Mais bon, je ne suis que l'employ&eacute; dans cette affaire. C'est Lady Fedora qui d&eacute;cide.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, je tiens &agrave; pr&eacute;ciser que je reste le seul ma&icirc;tre &agrave; bord du Lucile Agla&eacute;. Ma bienfaitrice, malgr&eacute; son implication financi&egrave;re, sera une passag&egrave;re comme les autres. Il est hors de question qu'elle interf&egrave;re dans ma fa&ccedil;on de naviguer. Pour le reste, c'est son affaire ! En dehors du Lucile Agla&eacute;, elle fera ce qu'elle veut, comme elle en a l'habitude !"</p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fmathieu-loziot-a1678732&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:21px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fmathieu-loziot-a1678732&amp;text=Mathieu%20Loziot&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://isisaur4.eklablog.com/mathieu-loziot-a1678732"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par Isisaur et publié sur <a href="http://isisaur4.eklablog.com">Les Aventuriers du Lucile Aglaé</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 18:19:15 +0200</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Maria Saintange]]></title>
		<link>http://isisaur4.eklablog.com/maria-saintange-a1678718</link>
		<description><![CDATA[&quot;J'accompagne Lady Fedora depuis 17 ans maintenant. Je suis entr&eacute;e &agrave; son service &agrave; 10 ans, et je ne l'ai plus quitt&eacute;e. Elle m'a sauv&eacute;e sur le march&eacute; aux esclaves. J'allais &ecirc;tre vendue &agrave; un tavernier peu am&egrave;ne &nbsp;- je n'ose imaginer ce qu'il m'aurait oblig&eacute;e &agrave; faire ! J'ai grandi &agrave; ses...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1678718_1.png?5448" alt="Les Voyageurs du Lucile Agla&eacute;"/></p>
<p style="text-align: justify;">"J'accompagne Lady Fedora depuis 17 ans maintenant. Je suis entr&eacute;e &agrave; son service &agrave; 10 ans, et je ne l'ai plus quitt&eacute;e. Elle m'a sauv&eacute;e sur le march&eacute; aux esclaves. J'allais &ecirc;tre vendue &agrave; un tavernier peu am&egrave;ne &nbsp;- je n'ose imaginer ce qu'il m'aurait oblig&eacute;e &agrave; faire !</p>
<p style="text-align: justify;">J'ai grandi &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s. Je l'ai suivie quand elle a &eacute;pous&eacute; <em>cet</em> homme, le&nbsp;comte Edmond. J'&eacute;tais l&agrave; &agrave; toutes les &eacute;tapes importantes de sa vie, pour la soutenir, la consoler. Et maintenant, nous embarquons vers une terre inconnue, pour que son r&ecirc;ve se concr&eacute;tise. Et je suis encore l&agrave;.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle m'a offert son amiti&eacute;,&nbsp;je lui offre ma compagnie, mes comp&eacute;tences, mes talents... Car j'ai quelques talents malgr&eacute; mon sang m&eacute;tiss&eacute; , Monsieur !&nbsp;Inutile de prendre cet &nbsp;air incr&eacute;dule.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ces talents ne viennent certainement pas de mon p&egrave;re blanc ! C'est ma m&egrave;re, ma douce m&egrave;re si attentionn&eacute;e, qui a form&eacute; mon esprit durant ces quelques ann&eacute;es que nous avons v&eacute;cues ensemble, avant qu'elle ne s'&eacute;teigne et que je quitte ma patrie natale, ce Continent noir <em>inf&eacute;rieur</em> &agrave; Teknola. Le reste, je l'ai appris ici : la violence, le sectarisme, l'imb&eacute;cilit&eacute;. Mais aussi l'amiti&eacute;, pure et vraie. L'intelligence, et la tol&eacute;rance. Gr&acirc;ce &agrave; Fedora... heu Lady Fedora.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, oui, vous me croyez inf&eacute;rieure &agrave; vous. Mais comme vous vous trompez ! Je ne vaux pas mieux que vous. Mais je ne ne vaux assur&eacute;ment pas moins non plus ! Mon sang est rouge comme le v&ocirc;tre ;&nbsp;mon coeur bat comme le v&ocirc;tre ;&nbsp;mon esprit aime ou d&eacute;teste comme le v&ocirc;tre..."</p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fmaria-saintange-a1678718&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:21px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fmaria-saintange-a1678718&amp;text=Maria%20Saintange&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://isisaur4.eklablog.com/maria-saintange-a1678718"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par Isisaur et publié sur <a href="http://isisaur4.eklablog.com">Les Aventuriers du Lucile Aglaé</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 18:17:03 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>Isisaur</dc:creator>
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		<title><![CDATA[Léon Du Marais]]></title>
		<link>http://isisaur4.eklablog.com/leon-du-marais-a1678285</link>
		<description><![CDATA[Le marquis Du Marais s'exprime avec componction et un air pr&eacute;cieux s'accordant parfaitement&nbsp;&agrave;&nbsp;son apparence raffin&eacute;e&nbsp;: &quot; Ce voyage est l'occasion r&ecirc;v&eacute;e de tester mes inventions. Entre autres, le syst&egrave;me permettant aux chaudi&egrave;res &agrave; vapeur de gagner en puissance et en autonomie. Avec ce...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1678285_1.png?1857" alt="Les Voyageurs du Lucile Agla&eacute;"/></p>
<p style="text-align: justify;">Le marquis Du Marais s'exprime avec componction et un air pr&eacute;cieux s'accordant parfaitement&nbsp;&agrave;&nbsp;son apparence raffin&eacute;e&nbsp;:</p>
<p style="text-align: justify;">" Ce voyage est l'occasion r&ecirc;v&eacute;e de tester mes inventions. Entre autres, le syst&egrave;me permettant aux chaudi&egrave;res &agrave; vapeur de gagner en puissance et en autonomie. Avec ce nouvel &eacute;quipement, le Lucile Agla&eacute; atteindra New Tek en seulement quatre jours, quand les autres a&eacute;ronefs mettent facilement deux semaines ! Vous rendez-vous compte de l'avanc&eacute;e d'une telle technologie ? Quand nous reviendrons de notre p&eacute;riple, mon invention pourra &ecirc;tre commercialis&eacute;e. Tous les v&eacute;hicules s'&eacute;quiperont de ce syst&egrave;me, et mon g&eacute;nie sera reconnu de tous.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne remercierai jamais assez Lady Fedora pour avoir placer sa confiance en un marquis ruin&eacute; amoureux de ses machines. Elle m'a sorti de mon atelier et&nbsp;m'a ouvert les portes de la bonne soci&eacute;t&eacute; que je boudais depuis trop longtemps. Elle a financ&eacute; tous mes projets, sans discuter de leur co&ucirc;t exorbitant. Elle est m&ecirc;me &agrave; l'origine de&nbsp;certaines am&eacute;liorations du Lucile Agla&eacute;, me soufflant quelques id&eacute;es absolument g&eacute;niales."</p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fleon-du-marais-a1678285&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:21px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fleon-du-marais-a1678285&amp;text=L%C3%A9on%20Du%20Marais&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://isisaur4.eklablog.com/leon-du-marais-a1678285"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par Isisaur et publié sur <a href="http://isisaur4.eklablog.com">Les Aventuriers du Lucile Aglaé</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 15:29:46 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>Isisaur</dc:creator>
		<dc:date>2010-09-16T15:29:46+02:00</dc:date>
	</item>
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		<title><![CDATA[Jamie Blorie]]></title>
		<link>http://isisaur4.eklablog.com/jamie-blorie-a1678235</link>
		<description><![CDATA[&nbsp; Cr&eacute;dits : livre de AbsurdWordPreferred Le jeune professeur, &agrave; peine &acirc;g&eacute; de 26 ans ans, est nerveux, il tourne les yeux d'un c&ocirc;t&eacute; et de l'autre. C'est avec un l&eacute;ger b&eacute;gaiement qu'il r&eacute;pond, laborieusement : &quot; Heu, oui, je... je... su... suis s&ucirc;r de... de moi. Le Ber... Berceau de la Vie...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/isisaur4/mod_article1678235_1.png?3345" alt="Les Voyageurs du Lucile Agla&eacute;"/></p>
<p>&nbsp;</p>
<pre><span style="font-size: x-small;">Cr&eacute;dits : livre de <a href="http://isis160.deviantart.com/favourites/#/d2xq9yc" target="_blank">AbsurdWordPreferred</a></span></pre>
<p>Le jeune professeur, &agrave; peine &acirc;g&eacute; de 26 ans ans, est nerveux, il tourne les yeux d'un c&ocirc;t&eacute; et de l'autre. C'est avec un l&eacute;ger b&eacute;gaiement qu'il r&eacute;pond, laborieusement :</p>
<p>" Heu, oui, je... je... su... suis s&ucirc;r de... de moi. Le Ber... Berceau de la Vie existe ! C'est un... un... un... fait. J'ai pass&eacute; tout... tout mon temps dans... dans les livres les plus... plus... an... anciens. J'ai d&eacute;chiffr&eacute; des &eacute;cri... critures perdues depuis des d&eacute;cennies, j'ai cherch&eacute;, cherch&eacute;.</p>
<p>Et final... finalement, gr&acirc;ce au sout... gr&acirc;ce au souti... gr&acirc;ce&nbsp;&agrave; l'aide&nbsp;&nbsp;de Lad... dy Fedora, j'ai pu trouver... une carte... Oui une carte indiq... quant de fa&ccedil;on sommaire l'empl... l'empla... heu le site du Berceau de la Vie !</p>
<p>Lady Fedora ? Elle... elle est... excep... excep... formidable ! Elle a des r&ecirc;ves et... et elle les fait vivre, elle... elle les rend poss... possibles. Un peu am... amou... amoureux, moi ?! Nnnnon mais de qu... quoi vous... vous m&ecirc;lez-vous ? Elle est fa... fasci... fascinante, mais... mais enfin, voil&agrave; quoi... Bon, je... je dois y aller. Il me... me reste des livres &agrave; char... charger &agrave; bord !"</p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fjamie-blorie-a1678235&amp;layout=button_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=21" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:21px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fisisaur4.eklablog.com%2Fjamie-blorie-a1678235&amp;text=Jamie%20Blorie&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://isisaur4.eklablog.com/jamie-blorie-a1678235"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par Isisaur et publié sur <a href="http://isisaur4.eklablog.com">Les Aventuriers du Lucile Aglaé</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 15:16:59 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>Isisaur</dc:creator>
		<dc:date>2010-09-16T15:16:59+02:00</dc:date>
	</item>
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